
Oishii, connue pour ses fraises de ferme verticale, avait lancé la procédure le 20 décembre 2024. Elle réclamait le transfert, total ou partiel, du brevet japonais n° 7551158, qui protège une méthode de floraison continue des fraisiers. Ce brevet appartient à MD-Farm, la société dirigée par Yuki Matsuda, qu'Oishii présente comme lié à sa propre création.
D'après MD-Farm, les juges n'ont pas trouvé assez d'éléments pour établir que l'invention avait été mise au point chez Oishii, ni que des informations techniques avaient été détournées.
Un communiqué jugé dénigrant
Le tribunal a aussi suivi MD-Farm sur sa demande en retour. Un communiqué publié par Oishii sur son site a été considéré comme un dénigrement, interdit par la loi japonaise contre la concurrence déloyale. Oishii doit cesser de diffuser ces propos et verser 2,2 millions de yens, avec intérêts. MD-Farm en réclamait plus de 24 millions.
Oishii indique avoir retiré ce communiqué le 30 octobre.
Deux lectures du jugement
Oishii parle d'une issue regrettable mais affirme que le brevet n'a rien à voir avec sa propre technique. Elle ne fera pas appel sur ses demandes. Une autre affaire, ouverte en janvier 2025 contre Yuki Matsuda pour non-respect d'un accord amiable, reste en cours ; une décision est attendue en 2027.
MD-Farm voit au contraire dans ce jugement un tournant. L'entreprise teste son système de production entièrement fermé à Nanyo, dans la préfecture de Yamagata, et prépare une nouvelle levée de fonds.
Selon MD-Farm, la technique brevetée vise à lisser les variations de récolte dues aux saisons et à la météo, en tenant compte de la physiologie du fraisier. Fondée en 2018, la société cherche aussi des partenaires industriels pour fabriquer ses équipements et construire ses sites de culture.



